Obsidian est un outil puissant et tout-en-un qui peut rendre de grands services aux auteurs et à tous ceux qui veulent mieux organiser leurs idées et leurs connaissances. Mais cette puissance et ce côté un peu geek peuvent faire peur, au point que beaucoup abandonnent avant même d’avoir commencé ou juste après avoir essayé le logiciel quelques jours. Et c’est vraiment dommage.
Personnellement, ça fait plus d’un an que je l’utilise. Et même si je suis encore loin de tout connaître (il y a tellement de possibilités), je suis devenue très à l’aise dans mon usage quotidien. Cette aisance ne vient pas seulement du temps passé dessus, car il m’a suffi d’une semaine pour apprivoiser les bases (alors que j’avais un niveau très moyen, voire plus bas que mon entourage en informatique).
Aujourd’hui, je vais partager avec toi tout ce que j’ai appris pour que toi aussi tu puisses être plus serein, oser tester des choses par toi-même et finir par te dire que finalement, ce n’était pas si compliqué.

1. Rien n’est dangereux, irréversible ni complètement étranger
D’abord, sache qu’Obsidian n’a rien de dangereux ou d’irréversible et qu’il n’est pas si différent de ce que tu connais déjà. La plupart des raccourcis clavier classiques par exemple fonctionnent tels quels : ctrl+c pour copier, ctrl+v pour coller, ctrl+x pour couper, ctrl+a pour tout sélectionner…
Et si tu effaces ou modifies quelque chose sans le vouloir, tu peux faire ctrl+z pour annuler et ctrl+y pour rétablir. Ça peut paraître tout bête, mais savoir ça rassure déjà beaucoup.
2. Fais des sauvegardes régulières
Rien que cette habitude te permet d’avancer sans craindre de tout casser. Tu peux sauvegarder automatiquement ton coffre dans le cloud ou Google Drive et aussi en garder une copie sur une clé USB ou un disque dur externe, surtout après une grosse séance de travail. Comme ça, même si tu expérimentes une fonction qui ne te plaît pas ou qui bug, tu peux toujours revenir à une version précédente sans stress (et si tu sais utiliser GitHub, tu peux gérer ton coffre en versioning dans ce but, ce qui est très pratique).
3. Regarde et applique des tutos
Une autre clé, c’est de partir de ce dont tu as vraiment besoin et de regarder des tutos ciblés sur Youtube. Par exemple, si tu veux créer des modèles plus facilement ou gérer ton agenda dans Obsidian, cherche directement un tuto sur ça et applique-le pas à pas. Même si tu n’es pas à l’aise en informatique, suivre un tuto en même temps que tu fais les actions peut enlever beaucoup de peur et t’apprendre très vite.
4. Teste de nouvelles choses régulièrement
Teste aussi des trucs par toi-même de temps en temps. Pour ça, ouvre une nouvelle note et amuse-toi : écris quelques phrases et essaie les différentes options, sélectionne du texte, joue avec la mise en forme, ajoute des liens, etc. Parfois, tu découvriras une petite astuce toute simple qui te fera gagner du temps et tu la retiendras d’autant mieux parce que tu l’as trouvée en explorant.
5. Utilise Obsidian régulièrement
Cela peut paraître évident comme conseil, mais ça reste en forgeant qu’on devient forgeron. Alors, ne laisse pas Obsidian en plant pendant une semaine voire plus sans même l’ouvrir. Utilise-le le plus souvent possible. Même si ce n’est que pour ajouter une idée, compléter une fiche personnage ou relire une note. Plus tu t’y habitues, plus ça deviendra naturel et moins tu auras peur de faire une bêtise. Et si tu écris directement ton roman dans Obsidian, c’est encore mieux, car tu auras une raison quotidienne d’y retourner.
6. Commence modestement
Pas besoin de tout savoir sur les plugins, thèmes, tags ou graphes de liens pour débuter. Commence d’abord par :
- Créer une note
- Ecrire dedans
- Ajouter un lien [[comme ceci]]
C’est déjà la moitié de la puissance de base d’Obsidian (d’ailleurs les auteurs qui n’ont pas de temps à consacrer à améliorer leur système s’en contentent). Le reste, c’est de l’optimisation et ça vient après les bases.
7. Réduis le bricolage technique (au début)
Fixe-toi une règle simple : “Les deux premières semaines, je ne touche qu’aux fonctionnalités natives et à 3 plugins maximum”.
Par exemple, tu pourrais te limiter à Daily Notes (notes quotidiennes), Backlinks (rétroliens) et Tasks (un plugin pour les to-do list).
C’est suffisant pour démarrer, te familiariser avec l’outil et créer une routine sans t’y perdre.
8. Pars toujours d’un besoin concret
Demande-toi toujours :
- Quel est mon projet ou besoin immédiat ?
- Quelle je veux noter ou relier aujourd’hui ?
Par exemple, si tu veux ajouter un nouveau personnage à ton roman : crée une nouvelle note, insère ton modèle de personnage et commence tout simplement à le remplir.
9. Reste minimaliste
Ce qu’on veut éviter ici, c’est le syndrome de l’objet brillant. Les débutants (côté gestion de connaissances comme côté fiction) se perdent souvent dans les thèmes (design), les templates trop complexes, et surtout dans les plugins dont ils n’ont pas encore besoin ou qu’ils ne sont pas encore prêts à paramétrer pour pouvoir les utiliser correctement.
Alors pour t’éviter des disgressions inutiles, retiens cette loi de la maison :
Je n’installe et n’active un plugin que lorsque j’en ressens le besoin réel, jamais “au cas où”.
10. Accepte le chaos initial
Au début, tes notes peuvent être un peu désordonnées ou pas toutes liées comme tu le voudrais, mais c’est normal. L’avantage, c’est qu’Obsidian est pensé pour évoluer avec toi. Plus tard, quand tu te sentiras prêt(e), tu pourras ajouter des tags, installer ce plugin pour créer ta timeline, faire le ménage dans tes notes pour supprimer ce qui ne sert plus, etc.
Mais le but au départ, c’est simplement de créer et de lier, pas de rendre tout parfait.
On récapitule
- Obsidian n’est ni dangereux, ni irréversible, ni complètement étranger : tu as les mêmes raccourcis clavier de base et tu peux annuler ou rétablir une action facilement,
- Fais des sauvegardes régulières : à la fois par précaution et pour te sentir libre de faire des erreurs,
- Regarde et applique des tutos en fonction de tes besoins,
- Teste de nouvelles choses régulièrement pour apprendre et décomplexer par rapport à l’outil,
- Utilise Obsidian régulièrement pour t’habituer et que ça devienne naturel,
- Commence modestement en écrivant et liant des notes,
- Réduis le bricolage technique en démarrant avec les fonctions natives,
- Pars toujours d’un besoin concret pour rester concentré(e).
- Reste minimaliste en évitant de toucher à tous les plugins et fonctions sans vraiment en avoir besoin,
- Et enfin, accepte le chaos initial, tu feras mieux avec le temps.
En suivant ces conseils dès maintenant, je te promets que tu gagneras très vite en confiance et que tu commenceras même à aimer Obsidian parce qu’il peut pratiquement tout faire, sans que tu aies besoin d’en sortir.
J’espère que ces conseils t’aideront à avoir moins peur d’Obsidian et surtout à oser passer à l’action. Dans un prochain article, je continuerai sur le même thème en te partageant toutes les leçons et déclics que j’aurais aimé connaître au début : des astuces contre-intuitives, des erreurs évitées et plein de petites choses simples qui rendent Obsidian bien moins intimidant qu’il n’y paraît.
En attendant, je te souhaite une bonne écriture et beaucoup de plaisir dans la création de ton Cerveau Narratif.
À très vite,
Seiya
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