Les 4 types de notes de l’écrivain

Si vous avez commencé à construire votre second cerveau narratif avec Obsidian, vous vous demandez peut-être ce que vous devez noter exactement. Quelle forme doivent prendre les notes que vous créez dans vos dossiers ?

Ce que j’ai découvert, c’est qu’il existe quatre types de notes principales et vraiment utiles pour un écrivain, second cerveau ou pas. Des notes qui ne servent pas juste à remplir un dossier, mais qui peuvent devenir de vrais leviers créatifs et stratégiques.

Alors c’est parti pour découvrir les notes en question.

1. La scène potentielle

Le premier type, c’est la scène potentielle.

C’est le scénario d’une scène précise qui pourrait s’intégrer quelque part dans votre histoire. Le plus simple est de la décrire comme elle vous vient en tête, sans chercher tout de suite à en faire un texte final avec dialogues et narration. Ce qui compte, c’est de préciser où elle se situe dans la chronologie : ce qu’il se passe avant, ce qu’il se passe après, et pourquoi cette scène pourrait avoir un impact.

On parle de “potentielle” parce que rien n’est figé : vous n’êtes pas obligé de la garder si une meilleure idée se présente plus tard. Vous pouvez même en avoir plusieurs pour le même passage de votre roman (disons deux ou trois versions différentes), à condition de ne pas en faire trop pour éviter de vous perdre.

2. L’intrigue potentielle

Le deuxième type de note, c’est l’intrigue potentielle.

C’est un peu la même logique qu’une scène potentielle, mais à plus grande échelle : ça couvre plusieurs chapitres, parfois même tout le roman. C’est le scénario d’une intrigue principale ou secondaire que vous pourriez ajouter. L’idée, c’est de noter la temporalité (quand elle commence, quand elle finit), les personnages impliqués, les événements clés et les conséquences que ça aurait sur le reste de l’histoire.

Là aussi, vous pouvez avoir plusieurs intrigues potentielles pour un même arc narratif, et faire le tri plus tard pour choisir celle qui sert le mieux votre projet.

3. L’idée contextuelle

Le troisième type de note, c’est l’idée contextuelle.

C’est plus localisé : une idée pour enrichir un moment précis de l’histoire, rendre une scène plus forte ou créer des tensions plus intéressantes. Par exemple : approfondir une relation pour pouvoir, plus tard, créer un conflit ou une rupture qui ait du poids. Ça peut aussi consister à : faire mourir un personnage, provoquer un accident, introduire un élément de suspense…

Ce qui compte, c’est de bien situer cette idée dans la chronologie et d’indiquer les avantages ou les risques pour l’ensemble du roman. Les idées contextuelles sont des petites notes précieuses, qui peuvent devenir des pistes de réécriture ou des ajouts stratégiques.

4. Les fondations narratives

Enfin, il y a ce que j’appelle les fondations narratives.

C’est le socle de votre projet : notes détaillées sur votre univers, votre contexte (époque, lieu, ambiance), vos personnages, leurs objectifs et dilemmes, les événements majeurs, et tout ce qui définit la logique interne de votre histoire. Ces notes sont indispensables, surtout si vous comptez utiliser l’IA comme assistant sur votre projet de roman.

Sans ces fondations, vos prompts risquent de produire des résultats plats ou hors sujet, simplement parce qu’il manque le contexte qui donne du sens. Mais même sans IA, ces fondations sont précieuses : elles évitent cette sensation de flou qui peut bloquer la créativité et font office de boussole pour tout le reste de votre projet.

J’explique tout ça plus en détails dans mon mini-cours par email : “Devenir un auteur hybride avec l’IA”.

Mais déjà, rien qu’en commençant à organiser vos notes sous ces quatre formes — scènes potentielles, intrigues potentielles, idées contextuelles et fondations narratives — vous verrez votre second cerveau devenir un véritable espace vivant et créatif. Un endroit où vos idées ne s’entassent pas au hasard, mais construisent petit à petit l’ossature de votre roman.

Voici un tuto Obsidian qui vous montre comment :

– structurer vos dossiers dans Obsidian en tant qu’écrivain

– faire les paramétrages de base

– faire la mise en forme texte

– faire des liens

– et quelques autres détails.

Et voici les trois fiches modèles (ou templates) prêtes à remplir qui vont avec. Vous pouvez les enregistrer, les déplacer ou les copier-coller directement dans le sous-dossier « Modèles » du dossier que vous avez créé à l’ouverture de votre coffre Obsidian (intégrez-les directement à partir de votre explorateur de fichiers).

Pour la suite, nous verrons ensemble comment créer des liens pertinents dans un second cerveau d’écrivain.

Autrement dit, comment lier de manière pertinente les personnages, lieux et intrigues de ton roman dans votre coffre Obsidian.

Car oui, en matière de liens il vaut mieux connaître les bonnes pratiques (et les mauvaises) pour que les liens dynamiques apportent un réel avantage à votre second cerveau (et qu’ils ne servent pas juste à faire joli dans votre vue graphique sans vous permettre de naviguer intelligemment parmi vos notes).

À très vite !

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